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Saison 2009/2010
CHAMPIONNAT PROMOTION
D'HONNEUR PERIGORD AGENAIS
*********
| 14
juin 2010 06h00 | Par
Christian Lacombe
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Vergt s'arrête en quart
Les Périgourdins n'iront
pas plus loin cette
saison. Ils s'inclinent
face aux Gersois, bien
mis sur orbite par leur
arrière et buteur.
Frédéric Dubouch
pris par la défense
gersoise.
L'arrière-garde de
Mauvezin a résisté
aux ultimes assauts
vernois. Le
talonneur et son
club ne verront pas
les demi-finales.
photo c. l.
Sous
une chaleur orageuse, ce
sont les Gersois qui
réalisent la plus
mauvaise entame, avec
deux fautes à la
réception des deux
premières balles hautes.
Mais dès que la montée
d'adrénaline incombant à
l'enjeu est retombée,
Mauvezin sort la tête de
l'eau. Ce diable de
Cassajus tire la
première salve, avec
deux contre-pieds
enchaînés qui font
passer le premier
frisson dans le dos de
Damien Amblard et ses
troupes.
Cette
fois, le match est bien
lancé. Avec l'aide du
vent, les pieds des
Gersois Monferran et
Cassajus font des
merveilles.
Heureusement, la défense
vernoise n'est pas aux
abonnés absents et le
premier temps fort de
l'adversaire restera
stérile.
Mais
Vergt commet des fautes,
perd deux ballons sur
ses « spontas ». Sur une
balle haute de l'ouvreur
adverse, chaud dessous,
c'est l'en-avant qui se
transforme en pénalité
quand un partenaire veut
récupérer le cuir, au
lieu de rentrer sagement
à la maison. Cassajus
frappe une première fois
(0-3, 23e). Les gars de
la Gascogne ont le vent
en poupe et dans le dos,
avec une passe au pied
ils frôlent l'essai. Et
il faut une faute de
Raymond, qui ne fait pas
l'effort de se retirer,
pour que l'arrière
double la mise.
Le
pack vernois fait le
yo-yo avec des
déplacements incessants
imposés par les
canonniers de
l'Armagnac-Bigorre. On
approche de la fin de la
première période sans la
moindre occasion
d'essai. Sur une faute
loin de ses bases d'un
avant gersois, Romain
Lagarde réussit la
pénalité difficile qui
redonne l'espoir.
Surtout que, dans le
camp adverse, on a
décidé que seul
l'arrière meublerait le
planchot.
Pierre Zehnder s'arrache
Les
Vernois ont-ils fini de
manger leur pain noir ?
Ils le pensent, en
réussissant l'entrée en
matière parfaite :
petite passe genre « lay-up
» entre Dartinset et
Mathieu, Pierre Zehnder
arrive lancé comme un
bolide. Plaqué, il se
relève pour pousser
l'olive dans le bocal du
bonheur. Et Vergt prend
la tête (8-6, 42e).
Les
supporters de la
capitale de la fraise,
mais aussi de tout le
Périgord, sautent de
joie quand, dans la
foulée, le même Zehnder,
mis sur la rampe de
lancement par un pack
conquérant, claque le
drop. Blessé à la main,
Cédric Pommier quitte
ses camarades et Vergt
va commettre quelques
erreurs qui ne
pardonnent pas.
L'arrière gersois ajuste
la pénalité qui redonne
une petite longueur
d'avance aux siens.
C'est
à cet instant de la
rencontre que la
décision doit se faire.
Ça part dans tous les
sens, avec des temps de
jeu de près de trois
minutes. Sur les pick
and go, Dubouch,
Laterrière ou encore
Amblard essaient de
mettre leurs adversaires
à mal. Encore ne faut-il
pas se faire surprendre
en flagrant délit de
ratissage à la main. Et
Cassajus enquille
encore. Ce sera la
dernière fois, mais ce
sera suffisant.
Dix
minutes acharnées
Seul
un essai peut sauver les
troupes du président
Michel Gaurel. Alors
commencent dix dernières
minutes formidables de
débauche d'énergie.
Quatre pénalités de
suite seront
transformées en autant
de mêlées. À chaque fois
le groupé pénétrant est
rejeté. Mauvezin tient
sa victoire et ses
troupes se sacrifient
corps et âme pour faire
un tour de plus.
Finalement Vergt vient
mourir à quelques
centimètres du paradis.
L'arbitre Monsieur
Chapon siffle la fin du
match sous les perches
mauvezinoises, qui ont
tremblé sans rompre. Les
trente acteurs se
félicitent, la rencontre
a été d'une correction
exemplaire. La fête est
finie, la saison aussi.
Malgré la pression,
Vergt n'aura pas son
demi.
| 14
juin 2010 06h00 | Par
Éric
Davezac
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L'aventure continue
Les Mauvezinois passent
l'obstacle périgordin et
joueront une place en
finale, dimanche
prochain, face aux
Béarnais de Ger-Ceron-Bedeille.
Sans être
étincelants, les
Mauvezinois valident
leur billet pour une
demi-finale.
photo é.d.
Plus
la finale approche, plus
la RSM se sent à l'aise.
Après avoir éliminé
Marciac à la dernière
minute, les Mauvezinois
ont débuté leur
rencontre face à Vergt
en impressionnant le
public. Malgré une
grosse opposition
devant, des adversaires
redoutables sur les
impacts défensifs, les
Gersois ont imprimé leur
rythme. Et Vergt a passé
la plus grande partie de
la première mi-temps à
défendre dans son camp.
Les
Lomagnols ont les
premiers l'occasion
d'ouvrir le score sur
une tentative de drop de
Phillipe Cassajus qui
passe juste à côté des
poteaux. Les Lomagnols
dominent outrageusement
avec une réussite bien
maigre ; une pénalité
sur faute au sol ratée
ainsi que deux petites
occasions d'essai sur
deux mauls. Trop de
ballons sont laissés à
l'adversaire, pour que
la RSM traduise sa
domination au score.
Une
grosse réaction
À la
25e tout de même, sur
une faute au sol,
Cassajus transforme sa
deuxième pénalité, puis
sa troisième cinq
minutes plus tard. Mais
grâce à un gros pack
omniprésent et une bonne
charnière, les Vernois
commencent à faire
quelques excursions dans
le camp gersois. La
deuxième d'entre elles
leur réussit puisque sur
un hors-jeu, les
Mauvezinois écopent
d'une pénalité
transformée par
l'arrière de l'UAV,
Romain Lagarde.
La
deuxième période débute
mal pour la RSM. Sur une
mêlée à quinze mètres de
l'en-but gersois, une
combinaison envoie
l'ouvreur passer la
défense mauvezinoise en
revue pour aplatir du
bout des doigts le seul
essai du match. Cela
sonne le deuxième réveil
des Mauvezinois. Ce qui
n'empêche pas Philippe
Cassajus de se faire
sanctionner pour avoir
poussé -
involontairement - un
ballon dans ses 22
(54e). Lagarde,
l'arrière de Vergt,
inscrit alors des 35
mètres un superbe drop.
Les bleu et blanc
n'accusent pas le coup
et réagissent. Un
hors-jeu permet au
buteur de la RSM de
revenir à deux points.
Une
fin de match intense
Huit
minutes plus tard, le
même arrière mauvezinois
récidive sur une faute
en mêlée et permet à son
équipe de passer en
tête. Dans une fin de
match très intense, les
Gascons ne perdent pas
leur sang-froid et
Cassajus, toujours lui,
sur un talonnage à la
main de Vernois, clôture
le score du match.
Car
le pressing adverse n'y
changera rien. Le club
Lomagnol se retrouve
donc dans le dernier
carré à l'issue d'une
rencontre forte en
intensité. Les hommes de
Pascal Cochet
retrouveront en
demi-finale les Béarnais
de Ger-Ceron-Bedeille
Les Vernois signent la
victoire contre
les Lot-et-Garonnais
Les Vernois ont donné
une leçon de lucidité à
des Lot-et-Garonnais peu
inspirés.
Les Villeneuvois
n'ont pas pu stopper les
vagues vernoises. Et le
XV de la fraise s'offre
un quart de finale,
dimanche, contre les
Gersois de Mauvezin.
Photo C. L.
Le
Vernois n'est pas fier.
Le capitaine Damien
Amblard remet un plateau
de fraises à son alter
ego, qui semble aussi
touché par le cadeau que
s'il lui avait confessé
que l'église de
Villeneuve est en brique
rouge. Villeneuve arbore
une belle carte de
visite, avec une montée
en Honneur, un titre de
champion du Périgord
Agenais et pour clore en
beauté, deux victoires
en championnat face au
XV de la fraise, dont
une sur le stade Charles
Pestré de plus de 30
points.
Les Lot-et-Garonnais ne
tardent pas à mettre la
main sur le match avec
une pénalité de Eziyar
qui, pense-t-on, va
libérer son équipe.
Surtout qu'il récidive
quelques minutes après,
en enchaînant une
pénalité et un drop.
Dans la maison d'en
face, Pierre Zehnder ne
connaît pas la même
réussite. Il faut
attendre un placage à
retardement de
Villeneuve pour que
Vergt se réveille.
Mais que le match est
techniquement pauvre.
D'un côté, des Vernois
timorés par l'enjeu et
l'adversaire, de
l'autre, des riverains
du Lot qui ne
connaissent, dans le
registre offensif que le
groupé pénétrant.
Un
essai au bon moment
Sur son banc, Pascal
Peyrat sent que les
adversaires ne sont pas
dans un grand jour.
Alors, il demande à ses
troupes de lâcher les
chevaux. Sur une mêlée
devant les poteaux
villeneuvois, le pack
vernois malmène son
vis-à-vis. La mêlée
tourne et, sur
l'introduction de
Guillaume Dartinset,
Sébastien Mathieu part
au ras et Cédric Pommier
achève la besogne malgré
quatre adversaires sur
le râble.
À
quelques secondes de la
pause, c'était pile le
moment pour mettre les
Lot-et-Garonnais dans le
doute. Ils y resteront
une bonne demi-heure. Il
faut dire que depuis le
début de la saison, ils
n'étaient pas habitués à
courir derrière le
score.
Villeneuve se met à
cafouiller son rugby,
enchaînant maladresses
et mauvaises
inspirations. Deux
défenseurs ont un temps
d'hésitation, et Cyril
Rougier en profite pour
pousser le ballon au
pied. Avant d'inscrire
l'essai qui met son
équipe à l'abri (15-9,
44e). « J'ai un brin de
chance avec le rebond,
je pousse au pied et
Villeneuve s'emmêle les
pinceaux. Quel bonheur
pour une équipe qui n'a
pas de vedette, mais
seulement une bande de
copains. » Cyril est aux
anges.
Une
défense acharnée
Vergt commence à rêver,
l'adversaire a du mal à
s'en remettre, alors que
les troupes de Damien
Amblard font des
merveilles. Damien
Pasquet et Frédéric
Dubouch n'hésitent pas à
y mettre le nez, Laurent
Robert et sa crinière
blonde sont au four et
au moulin, le quatuor
Raymond, Pommier,
Rouland et Mathieu se
sacrifient en défense
pour contrer les
progressions dans l'axe
des Villeneuvois.
C'est pourtant sur une
erreur de défense que
Badèche inscrit l'essai
qui redonne l'espoir au
champion du
Périgord-Agenais. Mais
quand il s'agit de
défendre à tour de bras,
les Vernois ne se font
pas prier. Les dernières
minutes seront
difficiles, même si
l'addition aurait pu se
corser pour Villeneuve
sur une échappée de
Dubouch et un relais de
Lagarde, qui n'a
peut-être pas fait le
meilleur choix de la
passe au pied.
Mais, finalement, les
derniers coups de
boutoirs accompagnés
d'un brin de dépit des
Lot-et-Garonnais
resteront vains. Quand
Vergt a pris conscience
de ses moyens, Vergt a
gagné avec beaucoup de
panache. Mais il faut
aussi avouer que ce
huitième de finale ne
sera pas à classer dans
la rubrique des grands
matches.
La
rencontre est finie,
maintenant le Vernois
est fier d'appartenir au
dernier octogone du
rugby national. Prochain
rendez-vous dimanche, en
quart de finale, contre
les Gersois de Mauvezin.
Marciac-Mauvezin : les Mauvezinois se qualifient à la dernière minute
Au bout du suspense, les Mauvezinois se qualifient sur un drop après la sirène, obtenant leur première victoire de la saison face à Marciac.
Thierry Lacourt et les Mauvezinois joueront les hommes de Vergt au prochain tour.
Marciac et Mauvezin se rencontraient, hier, pour la quatrième fois de la saison. Jusqu'à ce huitième de finale, les gars de la capitale gasconne du jazz l'avaient toujours emporté. Cette fois-ci, les Mauvezinois auront pris une sacrée revanche et le suspense aura régné jusqu'à la fin du match.
Les bleu et blanc entament fort bien le match en faisant voler le ballon de mains en mains et cela leur réussit d'entrée puisque, dès la 2e minute, Cassajus transforme une pénalité située à 25 mètres. Les rouges, vexés, réagissent immédiatement par une très belle percée échouant d'un rien. Finalement, tout le pack marciacais porte dans l'en-but mauvezinois son pilier Dubos qui marque en coin.
Encore un drop décisif
Suite à une pénalité pour brutalité, Laharrague réussit une pénalité et permet à son équipe de jouer l'esprit un peu plus dégagé, peut-être trop dégagé. Les Marciacais ont la chance de pouvoir profiter des nombreuses fautes commises par les Mauvezinois, comme celle qui permet, une nouvelle fois, à Laharrague d'aggraver le score. La trop grande propension de certains Marciacais à contester les décisions arbitrales font qu'une pénalité retournée permet à Cassajus de réduire le score et d'entretenir l'espoir. L'arrière bleu et blanc va profiter d'un talonnage à la main marciacais pour réduire un peu plus le score (11-9).
Laharrague va effectuer une percée plein champ qui manque de peu d'aboutir. Grâce à Cassajus, La RSM prend l'avantage (70e), ce qui ne calme pas les supporters marciacais. Ils ont raison puisque quatre minutes plus tard, Laharrague répond à son adversaire par une pénalité et redonne ainsi l'avantage aux siens.
Les Marciacais croient tenir la victoire entre leurs mains mais ils ont trop tendance à défendre dans leur camp ce qui va leur être fatal, puisqu'à 55 secondes du coup de sifflet final, Cassajus, toujours lui, va réussir un drop. Pour la seconde fois consécutive, les Mauvezinois s'imposent d'un point à la la dernière minute. En quart de finale, ils joueront face à Vergt (Dordogne).
LA
DÉPÊCHE :Publié le
07/06/2010 03:49 |
Philippe Bertin
Le
mauvais visage du RCV
8e
de finale du
championnat. Promotion
Honneur.Les Villeneuvois
s'inclinent devant
l'équipe de Vergt sur le
score de 18 à 16.
A
MIRAMONT-de-guyenne
: Vergt bat
Villeneuve par 18 à
16.
M-T (10-9). Arbitre
: M Denniger (Côte
d'Argent).
Pour Villeneuve : 1
essai de Boudon
(65e), 2 pénalités
de Badèche (1e) et
Ezyar (21e), 1 drop
de Ezyar (12e) et 1
transformation de
Badèche.
Pour Vergt : 2
essais de Mathieu
(30e) et Rougier
(43e), 2 pénalités
de Zehnder (14e) et
Lagarde (57e), 1
transformation de
Zehnder.
VILLENEUVE : Dosser,
Boudon (cap),
Martin, Bayssières,
Courret, Guillerm,
Be Courret, Bot,
K.Zine,
Ezyar,Camilli, R.
Zine, Badèche,
Tnaliji et Ticot.
Remplaçants :
Zandouche, Araujo,
Devecchi, J-B
Moncouilloux,
Dugrais, Scié et
B.Moncouilloux.
VERGT : Amblard
(cap), Dubouch,
Pasquet, Robert,
Rouland, Raymond,
Pommier, Mathieu,
Dartinset, Zehnder,
Luzinier, Riberon,
Rougier, Y.Lestang
et Lagarde.
Remplaçants :
Theulieras,
Chantegreich,
Laterrière,
E.Lestang, Brunat,
Tabouy et Laud.
Cartons jaunes :
Mathieu (Vergt) à la
20e et Camilli (RCV)
à)la 55e.
Pourtant, lors de la
causerie
d'avant-match au lac
du Saut-du-loup à
Miramont,
l'entraîneur du RCV
Daniel Pagotto et
son capitaine Alain
Boudon avaient
trouvé les mots
justes. «Devant
Vergt, il faudra un
combat énorme sur
les phases de rucks
et sur les groupés
pénérants, une bonne
organisation
défensive. Il faudra
retrouver le liant
entre la ligne de
3/4 et les avants.
Nous devrons être à
250% de nos
moyens...» Mais les
2 hommes n'avaient
certainement pas
prévu le scénario
d'hier face à des
Vernois qui étaient
loin d'être favoris.
Ils ne se doutaient
peut-être pas que la
ligne de 3/4
passerait
complètement à côté
de ce 8ede finale du
championnat avec un
incroyable festival
de maladresses. Ils
ne se doutaient pas
que l'alignement du
RCV serait fortement
chahuté, perdant de
précieuses munitions
sur ses propres
lancers. Ce match
couperet, il
ressemblait
étrangement au 16e
de finale du
championnat perdu
l'an passé sur le
terrain de
Fleurance. Avec des
«sang et or» n'ayant
pas évolué sous leur
meilleur visage. Oui
le quinze du
président Marchand
est venu mourir à 2
points des quarts de
finale. Oui il peut
avoir des regrets
sur les dernières
minutes de jeu où
sur un maul
pénétrant bien
organisé, l'arbitre
aurait pu accorder
une pénalité en
bonne position ou en
encore sur l'ultime
tentative de drop de
l'ouvreur Fouad
Ezyar, ratant de peu
la mire juste avant
le coup de siflet
final. Mais
franchement, les
joueurs de Daniel
Pagotto et Philippe
Meinier
méritaient-ils de
l'emporter hier
devant une formation
vernoise qui en
voulait peut-être un
peu plus? Nous ne le
pensons pas. L'essai
du troisième ligne
de Vergt Mathieu
juste avant la
mi-temps a fait mal
aux Villeneuvois.
Ces derniers se sont
fait surprendre
juste après la pause
sur un essai
casquette du centre
Rougier. L'essai
dans un trou de
souris du capitaine
Boudon en fin de
match a redonné
espoir à ses
coéquipiers. En
vain...
Villeneuve-sur-Lot et sa
région
Publié le 05/06/2010
12:04 | P.B.
Villeneuve-sur-Lot. «
Nous pouvons aller très
loin »
Pour la première
fois de sa jeune
histoire, le
Rugby-Club
villeneuvois va
disputer un huitième
de finale.
Victorieux deux fois
de Vergt en
championnat cette
saison, le RCV
entend bien faire
preuve de prudence à
l'entame de cette
rencontre qui se
jouera à Miramont.
Capitaine valeureux
du RCV, Alain Boudon
sait que son équipe
peut frapper un
grand coup en
championnat cette
saison. Avant
d'affronter Vergt,
le talonneur
villeneuvois s'est
prêté au jeu des
questions.
Après vos 2
victoires en PA face
à Vergt, vous serez
favoris sur cette
rencontre ?
« Ce serait une
grosse erreur de le
penser. Un match de
phases finale du
championnat ne
ressemble pas du
tout à une simple
rencontre de PA. Je
l'ai rappellé aux
joueurs lors de
l'entraînement de
mardi soir. Et puis
Vergt n'est pas à ce
stade de la
compétition par
hasard. Cette équipe
vient de mettre 15
points à Saint-Jory
qui était une grosse
cylindrée de ce
tableau final… »
Depuis le début de
la compétition, les
lignes arrière n'ont
inscrit qu'un seul
essai. Comment
l'expliquez-vous ?
« Un joueur comme
Rachid Ziné a
énormément manqué à
la ligne de 3/4.
C'est un garçon qui
a de l'expérience et
qui sait donner
confiance aux jeunes
joueurs. Je pense
qu'avec son retour,
nos lignes arrière
devraient être plus
performantes. »
Quelle sera la clé
du match face à
Vergt ?
« Le rugby se gagne
devant. Il faudra
encore s'imposer
dans les conquêtes
et pilonner nos
adversaires dans les
mêlées ou sur les
phases de rucks.
Ensuite, ce sera une
nouvelle fois notre
mental qui fera la
différence. Comme en
finale du PA, comme
face à Villemur et
comme face à
Rabastens. »
Comment
percevez-vous ce
groupe par rapport à
la saison passée ?
« Il a pris une
autre dimension sur
le plan mental. Je
le ressens dans les
vestiaires et quand
les joueurs rentrent
sur le terrain. Ils
ont faim et sont
animés par un esprit
de gagneur. Je pense
qu'avec l'addition
de tous ces
caractères bien
différents, nous
avons les moyens
d'aller très loin
cette saison. »
Villeneuve-sur-Lot et sa région
Villeneuve-sur-Lot. Le
RCV devra gérer les
temps forts
Rugby. Promotion
honneur. Huitième demain
à 15 h 30, à
Miramont-de-Guyenne,
face à Vergt.

Tiens, tiens, comme
on se retrouve. Les
2 représentants du
PA, le RCV et Vergt
auraient
certainement préféré
se rencontrer un peu
plus loin dans la
compétition mais le
hasard du tableau
final en a voulu
autrement. C'est
donc au stade des
huitièmes de finale
du championnat,
demain, à
Miramont-de-Guyenne,
que les Villeneuvois
et les Vernois vont
croiser le fer. Sur
le papier, le quinze
du président
Marchand arborera la
casquette de favori
devant les
Dordognots après ses
2 succès assez
larges face à ce
même adversaire
cette saison en PA
(31-3 et 15-3). Mais
le staff technique
villeneuvois l'a une
nouvelle fois
rappelé lors de
l'entraînement de
mardi soir : « A
Miramont, les
compteurs seront
remis à zéro.
Retombons de notre
petit nuage et
restons concentrés à
fond afin de pas
avoir de mauvaise
surprise demain soir
». Et puis
n'oublions pas que
les « Fraisiers »
n'ont pas volé leur
place en huitième de
finale du
championnat, ayant
éliminé la solide
formation audoise de
Mireval (21-20)
ainsi que le très
bon outsider de ce
championnat de
France Saint-Jory
(27-12).
Si le paquet
d'avants « sang et
or » paraît plus
armé et plus
expérimenté que son
rival, Vergt peut se
targuer d'avoir
inscrit la bagatelle
de 48 points lors
des 2 tours
précédents avec des
lignes arrière très
efficaces, très
mobiles et un bon
buteur en la
personne de Lagarde
(11 points sur 21
contre Mireval…). Ce
dernier peut porter
à lui seul sur ses
épaules ses
partenaires. « On
sait que cela peut
être l'arme secrète
de Vergt. A nous
d'être disciplinés
sur le terrain
pendant 80 minutes
», insiste le
capitaine du RCV
Alain Boudon. Il
faudra aussi une
ligne de 3/4 plus
performante et plus
perforante que lors
des dernières
sorties. Depuis le
début de cette
compétition, les
Ticot, Camilli, Scié
ou Badèche n'ont pas
su gérer leurs temps
forts, ratant de peu
une balle d'essai ou
ajustant mal la
dernière passe. La
rentrée du centre
Rachine Ziné demain
peut être un des
remèdes à l'attaque
villeneuvoise
quelque peu muette.
« Ses qualités
techniques, ses
appuis sur le
terrain et surtout
son expérience
devraient apporter
un équilibre au
groupe ». Un
effectif
lot-et-garonnais qui
se présentera
quasiment au complet
avec les retours du
demi de mêlée
Olivier Dugrais et
du pilier Ahmed
Zandouche. Seul le
centre Rémy Grabié,
victime d'une
vilaine entorse à la
cheville à Moissac,
fera défaut à ses
partenaires.
Le groupe : Araujo,
Boudon, Dosser,
J.-B. et B.
Moncouilloux,
Devecchi, Guillerm,
Be. et Ba. Courret,
Bot, K. et R. Ziné,
Ezyar, Scié,
Badèche, Camilli,
Ticot, Dugrais,
Zandouche, Martin,
Bouygue, Bayssière,
Decarpigny, Audeval
et Tnaliji.
SUD-OUEST DU 06/06/2010
Championnat de France: Vergt
ne s’en fait pas une
montagne

Vergt
est le
dernier
représentant
périgourdin
en
championnat
de
France.
Les
Vernois
rencontrent
leurs
voisins
de
Villeneuve-sur-Lot
en 8e de
finale,
à 15h30,
à
Miramont-de-Guyenne.
S'il
n'en
reste
qu'un,
ce sera
Vergt !
Les
phases
finales
des
championnats
fédéraux,
toutes
divisions
confondues,
en ont
au moins
pour
trois
week-ends
encore.
Mais,
déjà, il
n'y a
plus
qu'un
Périgourdin
en
course.
"On
aurait
pu être
éliminés
d'entrée
et
rester
dans
l'anonymat,
se
félicite
l'entraîneur
Pascal
Peyrat.
Maintenant,
pour le
Périgord,
c'est
regrettable
qu'on
soit les
seuls..."
Pour le
coup, le
8e de
finale
de
championnat
de
France
aura un
petit
goût de
Périgord-Agenais.
Car, sur
leur
route,
les
Périgourdins
vont
retrouver
une
équipe
de
Villeneuve-sur-Lot
qui les
a battus
deux
fois en
phase
régulière.
"C'était
certainement
la
meilleur
équipe
de la
poule,
très
complète...
Leur
force,
elle est
principalement
devant,
où ils
sont
physiques,
efficaces
dans les
zones de
rucks et
bons en
touche.
Et
derrière,
ils ont
deux
individualités
qui vont
vite..."
Bref,
Vergt
part en
outsider,
sans
aucune
pression.
"On ne
nous
attendait
pas là,
souligne
l'entraîneur.
On a
raté
notre
objectif
de
montée
dans les
phases
finales
du PA.
Maintenant,
on se
fait
plaisir.
Dommage
de
retrouver
Villeneuve,
car cela
ne fait
pas trop
championnat
de
France."
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