Saison 2009/2010

CHAMPIONNAT PROMOTION D'HONNEUR PERIGORD AGENAIS

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14 juin 2010 06h00 | Par Christian Lacombe

Vergt s'arrête en quart

Les Périgourdins n'iront pas plus loin cette saison. Ils s'inclinent face aux Gersois, bien mis sur orbite par leur arrière et buteur.

  Frédéric Dubouch pris par la défense gersoise. L'arrière-garde de Mauvezin a résisté aux ultimes assauts vernois. Le talonneur et son club ne verront pas les demi-finales.  photo c. l.

Frédéric Dubouch pris par la défense gersoise. L'arrière-garde de Mauvezin a résisté aux ultimes assauts vernois. Le talonneur et son club ne verront pas les demi-finales. photo c. l.


 

Sous une chaleur orageuse, ce sont les Gersois qui réalisent la plus mauvaise entame, avec deux fautes à la réception des deux premières balles hautes. Mais dès que la montée d'adrénaline incombant à l'enjeu est retombée, Mauvezin sort la tête de l'eau. Ce diable de Cassajus tire la première salve, avec deux contre-pieds enchaînés qui font passer le premier frisson dans le dos de Damien Amblard et ses troupes.

Cette fois, le match est bien lancé. Avec l'aide du vent, les pieds des Gersois Monferran et Cassajus font des merveilles. Heureusement, la défense vernoise n'est pas aux abonnés absents et le premier temps fort de l'adversaire restera stérile.

Mais Vergt commet des fautes, perd deux ballons sur ses « spontas ». Sur une balle haute de l'ouvreur adverse, chaud dessous, c'est l'en-avant qui se transforme en pénalité quand un partenaire veut récupérer le cuir, au lieu de rentrer sagement à la maison. Cassajus frappe une première fois (0-3, 23e). Les gars de la Gascogne ont le vent en poupe et dans le dos, avec une passe au pied ils frôlent l'essai. Et il faut une faute de Raymond, qui ne fait pas l'effort de se retirer, pour que l'arrière double la mise.

Le pack vernois fait le yo-yo avec des déplacements incessants imposés par les canonniers de l'Armagnac-Bigorre. On approche de la fin de la première période sans la moindre occasion d'essai. Sur une faute loin de ses bases d'un avant gersois, Romain Lagarde réussit la pénalité difficile qui redonne l'espoir. Surtout que, dans le camp adverse, on a décidé que seul l'arrière meublerait le planchot.

Pierre Zehnder s'arrache

Les Vernois ont-ils fini de manger leur pain noir ? Ils le pensent, en réussissant l'entrée en matière parfaite : petite passe genre « lay-up » entre Dartinset et Mathieu, Pierre Zehnder arrive lancé comme un bolide. Plaqué, il se relève pour pousser l'olive dans le bocal du bonheur. Et Vergt prend la tête (8-6, 42e).

Les supporters de la capitale de la fraise, mais aussi de tout le Périgord, sautent de joie quand, dans la foulée, le même Zehnder, mis sur la rampe de lancement par un pack conquérant, claque le drop. Blessé à la main, Cédric Pommier quitte ses camarades et Vergt va commettre quelques erreurs qui ne pardonnent pas. L'arrière gersois ajuste la pénalité qui redonne une petite longueur d'avance aux siens.

C'est à cet instant de la rencontre que la décision doit se faire. Ça part dans tous les sens, avec des temps de jeu de près de trois minutes. Sur les pick and go, Dubouch, Laterrière ou encore Amblard essaient de mettre leurs adversaires à mal. Encore ne faut-il pas se faire surprendre en flagrant délit de ratissage à la main. Et Cassajus enquille encore. Ce sera la dernière fois, mais ce sera suffisant.

Dix minutes acharnées

Seul un essai peut sauver les troupes du président Michel Gaurel. Alors commencent dix dernières minutes formidables de débauche d'énergie. Quatre pénalités de suite seront transformées en autant de mêlées. À chaque fois le groupé pénétrant est rejeté. Mauvezin tient sa victoire et ses troupes se sacrifient corps et âme pour faire un tour de plus.

Finalement Vergt vient mourir à quelques centimètres du paradis. L'arbitre Monsieur Chapon siffle la fin du match sous les perches mauvezinoises, qui ont tremblé sans rompre. Les trente acteurs se félicitent, la rencontre a été d'une correction exemplaire. La fête est finie, la saison aussi. Malgré la pression, Vergt n'aura pas son demi.

 

 

14 juin 2010 06h00 | Par Éric Davezac    

L'aventure continue

Les Mauvezinois passent l'obstacle périgordin et joueront une place en finale, dimanche prochain, face aux Béarnais de Ger-Ceron-Bedeille.

  Sans être étincellants, les Mauvezinois valident leur billet pour une demi-finale.  photo é.d.

Sans être étincelants, les Mauvezinois valident leur billet pour une demi-finale. photo é.d.

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Plus la finale approche, plus la RSM se sent à l'aise. Après avoir éliminé Marciac à la dernière minute, les Mauvezinois ont débuté leur rencontre face à Vergt en impressionnant le public. Malgré une grosse opposition devant, des adversaires redoutables sur les impacts défensifs, les Gersois ont imprimé leur rythme. Et Vergt a passé la plus grande partie de la première mi-temps à défendre dans son camp.

Les Lomagnols ont les premiers l'occasion d'ouvrir le score sur une tentative de drop de Phillipe Cassajus qui passe juste à côté des poteaux. Les Lomagnols dominent outrageusement avec une réussite bien maigre ; une pénalité sur faute au sol ratée ainsi que deux petites occasions d'essai sur deux mauls. Trop de ballons sont laissés à l'adversaire, pour que la RSM traduise sa domination au score.

Une grosse réaction

À la 25e tout de même, sur une faute au sol, Cassajus transforme sa deuxième pénalité, puis sa troisième cinq minutes plus tard. Mais grâce à un gros pack omniprésent et une bonne charnière, les Vernois commencent à faire quelques excursions dans le camp gersois. La deuxième d'entre elles leur réussit puisque sur un hors-jeu, les Mauvezinois écopent d'une pénalité transformée par l'arrière de l'UAV, Romain Lagarde.

La deuxième période débute mal pour la RSM. Sur une mêlée à quinze mètres de l'en-but gersois, une combinaison envoie l'ouvreur passer la défense mauvezinoise en revue pour aplatir du bout des doigts le seul essai du match. Cela sonne le deuxième réveil des Mauvezinois. Ce qui n'empêche pas Philippe Cassajus de se faire sanctionner pour avoir poussé - involontairement - un ballon dans ses 22 (54e). Lagarde, l'arrière de Vergt, inscrit alors des 35 mètres un superbe drop. Les bleu et blanc n'accusent pas le coup et réagissent. Un hors-jeu permet au buteur de la RSM de revenir à deux points.

Une fin de match intense

Huit minutes plus tard, le même arrière mauvezinois récidive sur une faute en mêlée et permet à son équipe de passer en tête. Dans une fin de match très intense, les Gascons ne perdent pas leur sang-froid et Cassajus, toujours lui, sur un talonnage à la main de Vernois, clôture le score du match.

Car le pressing adverse n'y changera rien. Le club Lomagnol se retrouve donc dans le dernier carré à l'issue d'une rencontre forte en intensité. Les hommes de Pascal Cochet retrouveront en demi-finale les Béarnais de Ger-Ceron-Bedeille

 

SUD-OUEST : 7 juin 2010 08h11 | Par Christian Lacombe

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Les Vernois signent la victoire contre

les Lot-et-Garonnais

Les Vernois ont donné une leçon de lucidité à des Lot-et-Garonnais peu inspirés.

  Les Villeneuvois n'ont pas pu stopper les vagues vernoises. Et le XV de la fraise s'offre un quart     de finale, dimanche, contre les Gersois de Mauvezin.  Photo C. L.

Les Villeneuvois n'ont pas pu stopper les vagues vernoises. Et le XV de la fraise s'offre un quart de finale, dimanche, contre les Gersois de Mauvezin. Photo C. L.

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Le Vernois n'est pas fier. Le capitaine Damien Amblard remet un plateau de fraises à son alter ego, qui semble aussi touché par le cadeau que s'il lui avait confessé que l'église de Villeneuve est en brique rouge. Villeneuve arbore une belle carte de visite, avec une montée en Honneur, un titre de champion du Périgord Agenais et pour clore en beauté, deux victoires en championnat face au XV de la fraise, dont une sur le stade Charles Pestré de plus de 30 points.

Les Lot-et-Garonnais ne tardent pas à mettre la main sur le match avec une pénalité de Eziyar qui, pense-t-on, va libérer son équipe. Surtout qu'il récidive quelques minutes après, en enchaînant une pénalité et un drop. Dans la maison d'en face, Pierre Zehnder ne connaît pas la même réussite. Il faut attendre un placage à retardement de Villeneuve pour que Vergt se réveille.

Mais que le match est techniquement pauvre. D'un côté, des Vernois timorés par l'enjeu et l'adversaire, de l'autre, des riverains du Lot qui ne connaissent, dans le registre offensif que le groupé pénétrant.

Un essai au bon moment

Sur son banc, Pascal Peyrat sent que les adversaires ne sont pas dans un grand jour. Alors, il demande à ses troupes de lâcher les chevaux. Sur une mêlée devant les poteaux villeneuvois, le pack vernois malmène son vis-à-vis. La mêlée tourne et, sur l'introduction de Guillaume Dartinset, Sébastien Mathieu part au ras et Cédric Pommier achève la besogne malgré quatre adversaires sur le râble.

À quelques secondes de la pause, c'était pile le moment pour mettre les Lot-et-Garonnais dans le doute. Ils y resteront une bonne demi-heure. Il faut dire que depuis le début de la saison, ils n'étaient pas habitués à courir derrière le score.

Villeneuve se met à cafouiller son rugby, enchaînant maladresses et mauvaises inspirations. Deux défenseurs ont un temps d'hésitation, et Cyril Rougier en profite pour pousser le ballon au pied. Avant d'inscrire l'essai qui met son équipe à l'abri (15-9, 44e). « J'ai un brin de chance avec le rebond, je pousse au pied et Villeneuve s'emmêle les pinceaux. Quel bonheur pour une équipe qui n'a pas de vedette, mais seulement une bande de copains. » Cyril est aux anges.

Une défense acharnée

Vergt commence à rêver, l'adversaire a du mal à s'en remettre, alors que les troupes de Damien Amblard font des merveilles. Damien Pasquet et Frédéric Dubouch n'hésitent pas à y mettre le nez, Laurent Robert et sa crinière blonde sont au four et au moulin, le quatuor Raymond, Pommier, Rouland et Mathieu se sacrifient en défense pour contrer les progressions dans l'axe des Villeneuvois.

C'est pourtant sur une erreur de défense que Badèche inscrit l'essai qui redonne l'espoir au champion du Périgord-Agenais. Mais quand il s'agit de défendre à tour de bras, les Vernois ne se font pas prier. Les dernières minutes seront difficiles, même si l'addition aurait pu se corser pour Villeneuve sur une échappée de Dubouch et un relais de Lagarde, qui n'a peut-être pas fait le meilleur choix de la passe au pied.

Mais, finalement, les derniers coups de boutoirs accompagnés d'un brin de dépit des Lot-et-Garonnais resteront vains. Quand Vergt a pris conscience de ses moyens, Vergt a gagné avec beaucoup de panache. Mais il faut aussi avouer que ce huitième de finale ne sera pas à classer dans la rubrique des grands matches.

La rencontre est finie, maintenant le Vernois est fier d'appartenir au dernier octogone du rugby national. Prochain rendez-vous dimanche, en quart de finale, contre les Gersois de Mauvezin.

 

SUD-OUEST : 7 juin 2010 09h01 | Par Gabriel Sempéré

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Marciac-Mauvezin : les Mauvezinois se qualifient à la dernière minute

Au bout du suspense, les Mauvezinois se qualifient sur un drop après la sirène, obtenant leur première victoire de la saison face à Marciac.

  Thierry Lacourt et les Mauvezinois joueront les hommes de Vergt au prochain tour.  archives michel amat

Thierry Lacourt et les Mauvezinois joueront les hommes de Vergt au prochain tour.

Marciac et Mauvezin se rencontraient, hier, pour la quatrième fois de la saison. Jusqu'à ce huitième de finale, les gars de la capitale gasconne du jazz l'avaient toujours emporté. Cette fois-ci, les Mauvezinois auront pris une sacrée revanche et le suspense aura régné jusqu'à la fin du match.

Les bleu et blanc entament fort bien le match en faisant voler le ballon de mains en mains et cela leur réussit d'entrée puisque, dès la 2e minute, Cassajus transforme une pénalité située à 25 mètres. Les rouges, vexés, réagissent immédiatement par une très belle percée échouant d'un rien. Finalement, tout le pack marciacais porte dans l'en-but mauvezinois son pilier Dubos qui marque en coin.

Encore un drop décisif

Suite à une pénalité pour brutalité, Laharrague réussit une pénalité et permet à son équipe de jouer l'esprit un peu plus dégagé, peut-être trop dégagé. Les Marciacais ont la chance de pouvoir profiter des nombreuses fautes commises par les Mauvezinois, comme celle qui permet, une nouvelle fois, à Laharrague d'aggraver le score. La trop grande propension de certains Marciacais à contester les décisions arbitrales font qu'une pénalité retournée permet à Cassajus de réduire le score et d'entretenir l'espoir. L'arrière bleu et blanc va profiter d'un talonnage à la main marciacais pour réduire un peu plus le score (11-9).

Laharrague va effectuer une percée plein champ qui manque de peu d'aboutir. Grâce à Cassajus, La RSM prend l'avantage (70e), ce qui ne calme pas les supporters marciacais. Ils ont raison puisque quatre minutes plus tard, Laharrague répond à son adversaire par une pénalité et redonne ainsi l'avantage aux siens.

Les Marciacais croient tenir la victoire entre leurs mains mais ils ont trop tendance à défendre dans leur camp ce qui va leur être fatal, puisqu'à 55 secondes du coup de sifflet final, Cassajus, toujours lui, va réussir un drop. Pour la seconde fois consécutive, les Mauvezinois s'imposent d'un point à la la dernière minute. En quart de finale, ils joueront face à Vergt (Dordogne).

 

LA DÉPÊCHE :Publié le 07/06/2010 03:49 | Philippe Bertin

Le mauvais visage du RCV

8e de finale du championnat. Promotion Honneur.Les Villeneuvois s'inclinent devant l'équipe de Vergt sur le score de 18 à 16.

Le pilier villeneuvois Allan Dosser aura été encore courageux hier devant Vergt../ photo DDM, G.Gouyou.
 

A MIRAMONT-de-guyenne : Vergt bat Villeneuve par 18 à 16.

M-T (10-9). Arbitre : M Denniger (Côte d'Argent).

Pour Villeneuve : 1 essai de Boudon (65e), 2 pénalités de Badèche (1e) et Ezyar (21e), 1 drop de Ezyar (12e) et 1 transformation de Badèche.

Pour Vergt : 2 essais de Mathieu (30e) et Rougier (43e), 2 pénalités de Zehnder (14e) et Lagarde (57e), 1 transformation de Zehnder.

VILLENEUVE : Dosser, Boudon (cap), Martin, Bayssières, Courret, Guillerm, Be Courret, Bot, K.Zine, Ezyar,Camilli, R. Zine, Badèche, Tnaliji et Ticot. Remplaçants : Zandouche, Araujo, Devecchi, J-B Moncouilloux, Dugrais, Scié et B.Moncouilloux.

VERGT : Amblard (cap), Dubouch, Pasquet, Robert, Rouland, Raymond, Pommier, Mathieu, Dartinset, Zehnder, Luzinier, Riberon, Rougier, Y.Lestang et Lagarde. Remplaçants : Theulieras, Chantegreich, Laterrière, E.Lestang, Brunat, Tabouy et Laud.

Cartons jaunes : Mathieu (Vergt) à la 20e et Camilli (RCV) à)la 55e.

Pourtant, lors de la causerie d'avant-match au lac du Saut-du-loup à Miramont, l'entraîneur du RCV Daniel Pagotto et son capitaine Alain Boudon avaient trouvé les mots justes. «Devant Vergt, il faudra un combat énorme sur les phases de rucks et sur les groupés pénérants, une bonne organisation défensive. Il faudra retrouver le liant entre la ligne de 3/4 et les avants. Nous devrons être à 250% de nos moyens...» Mais les 2 hommes n'avaient certainement pas prévu le scénario d'hier face à des Vernois qui étaient loin d'être favoris. Ils ne se doutaient peut-être pas que la ligne de 3/4 passerait complètement à côté de ce 8ede finale du championnat avec un incroyable festival de maladresses. Ils ne se doutaient pas que l'alignement du RCV serait fortement chahuté, perdant de précieuses munitions sur ses propres lancers. Ce match couperet, il ressemblait étrangement au 16e de finale du championnat perdu l'an passé sur le terrain de Fleurance. Avec des «sang et or» n'ayant pas évolué sous leur meilleur visage. Oui le quinze du président Marchand est venu mourir à 2 points des quarts de finale. Oui il peut avoir des regrets sur les dernières minutes de jeu où sur un maul pénétrant bien organisé, l'arbitre aurait pu accorder une pénalité en bonne position ou en encore sur l'ultime tentative de drop de l'ouvreur Fouad Ezyar, ratant de peu la mire juste avant le coup de siflet final. Mais franchement, les joueurs de Daniel Pagotto et Philippe Meinier méritaient-ils de l'emporter hier devant une formation vernoise qui en voulait peut-être un peu plus? Nous ne le pensons pas. L'essai du troisième ligne de Vergt Mathieu juste avant la mi-temps a fait mal aux Villeneuvois. Ces derniers se sont fait surprendre juste après la pause sur un essai casquette du centre Rougier. L'essai dans un trou de souris du capitaine Boudon en fin de match a redonné espoir à ses coéquipiers. En vain...

 

Villeneuve-sur-Lot et sa région Publié le 05/06/2010 12:04 | P.B.

Villeneuve-sur-Lot. « Nous pouvons aller très loin »

Alain Boudon sait toujours motiver ses troupes./Photo DDM, P.B.
 

Pour la première fois de sa jeune histoire, le Rugby-Club villeneuvois va disputer un huitième de finale. Victorieux deux fois de Vergt en championnat cette saison, le RCV entend bien faire preuve de prudence à l'entame de cette rencontre qui se jouera à Miramont. Capitaine valeureux du RCV, Alain Boudon sait que son équipe peut frapper un grand coup en championnat cette saison. Avant d'affronter Vergt, le talonneur villeneuvois s'est prêté au jeu des questions.

Après vos 2 victoires en PA face à Vergt, vous serez favoris sur cette rencontre ?

« Ce serait une grosse erreur de le penser. Un match de phases finale du championnat ne ressemble pas du tout à une simple rencontre de PA. Je l'ai rappellé aux joueurs lors de l'entraînement de mardi soir. Et puis Vergt n'est pas à ce stade de la compétition par hasard. Cette équipe vient de mettre 15 points à Saint-Jory qui était une grosse cylindrée de ce tableau final… »

Depuis le début de la compétition, les lignes arrière n'ont inscrit qu'un seul essai. Comment l'expliquez-vous ?

« Un joueur comme Rachid Ziné a énormément manqué à la ligne de 3/4. C'est un garçon qui a de l'expérience et qui sait donner confiance aux jeunes joueurs. Je pense qu'avec son retour, nos lignes arrière devraient être plus performantes. »

Quelle sera la clé du match face à Vergt ?

« Le rugby se gagne devant. Il faudra encore s'imposer dans les conquêtes et pilonner nos adversaires dans les mêlées ou sur les phases de rucks. Ensuite, ce sera une nouvelle fois notre mental qui fera la différence. Comme en finale du PA, comme face à Villemur et comme face à Rabastens. »

Comment percevez-vous ce groupe par rapport à la saison passée ?

« Il a pris une autre dimension sur le plan mental. Je le ressens dans les vestiaires et quand les joueurs rentrent sur le terrain. Ils ont faim et sont animés par un esprit de gagneur. Je pense qu'avec l'addition de tous ces caractères bien différents, nous avons les moyens d'aller très loin cette saison. »

Villeneuve-sur-Lot et sa région

Villeneuve-sur-Lot. Le RCV devra gérer les temps forts

Rugby. Promotion honneur. Huitième demain à 15 h 30, à Miramont-de-Guyenne, face à Vergt.

 

Tiens, tiens, comme on se retrouve. Les 2 représentants du PA, le RCV et Vergt auraient certainement préféré se rencontrer un peu plus loin dans la compétition mais le hasard du tableau final en a voulu autrement. C'est donc au stade des huitièmes de finale du championnat, demain, à Miramont-de-Guyenne, que les Villeneuvois et les Vernois vont croiser le fer. Sur le papier, le quinze du président Marchand arborera la casquette de favori devant les Dordognots après ses 2 succès assez larges face à ce même adversaire cette saison en PA (31-3 et 15-3). Mais le staff technique villeneuvois l'a une nouvelle fois rappelé lors de l'entraînement de mardi soir : « A Miramont, les compteurs seront remis à zéro. Retombons de notre petit nuage et restons concentrés à fond afin de pas avoir de mauvaise surprise demain soir ». Et puis n'oublions pas que les « Fraisiers » n'ont pas volé leur place en huitième de finale du championnat, ayant éliminé la solide formation audoise de Mireval (21-20) ainsi que le très bon outsider de ce championnat de France Saint-Jory (27-12).

Si le paquet d'avants « sang et or » paraît plus armé et plus expérimenté que son rival, Vergt peut se targuer d'avoir inscrit la bagatelle de 48 points lors des 2 tours précédents avec des lignes arrière très efficaces, très mobiles et un bon buteur en la personne de Lagarde (11 points sur 21 contre Mireval…). Ce dernier peut porter à lui seul sur ses épaules ses partenaires. « On sait que cela peut être l'arme secrète de Vergt. A nous d'être disciplinés sur le terrain pendant 80 minutes », insiste le capitaine du RCV Alain Boudon. Il faudra aussi une ligne de 3/4 plus performante et plus perforante que lors des dernières sorties. Depuis le début de cette compétition, les Ticot, Camilli, Scié ou Badèche n'ont pas su gérer leurs temps forts, ratant de peu une balle d'essai ou ajustant mal la dernière passe. La rentrée du centre Rachine Ziné demain peut être un des remèdes à l'attaque villeneuvoise quelque peu muette. « Ses qualités techniques, ses appuis sur le terrain et surtout son expérience devraient apporter un équilibre au groupe ». Un effectif lot-et-garonnais qui se présentera quasiment au complet avec les retours du demi de mêlée Olivier Dugrais et du pilier Ahmed Zandouche. Seul le centre Rémy Grabié, victime d'une vilaine entorse à la cheville à Moissac, fera défaut à ses partenaires.

Le groupe : Araujo, Boudon, Dosser, J.-B. et B. Moncouilloux, Devecchi, Guillerm, Be. et Ba. Courret, Bot, K. et R. Ziné, Ezyar, Scié, Badèche, Camilli, Ticot, Dugrais, Zandouche, Martin, Bouygue, Bayssière, Decarpigny, Audeval et Tnaliji.

 

SUD-OUEST DU 06/06/2010

Championnat de France: Vergt ne s’en fait pas une montagne

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Vergt est le dernier représentant périgourdin en championnat de France. Les Vernois rencontrent leurs voisins de Villeneuve-sur-Lot en 8e de finale, à 15h30, à Miramont-de-Guyenne.

S'il n'en reste qu'un, ce sera Vergt ! Les phases finales des championnats fédéraux, toutes divisions confondues, en ont au moins pour trois week-ends encore. Mais, déjà, il n'y a plus qu'un Périgourdin en course. "On aurait pu être éliminés d'entrée et rester dans l'anonymat, se félicite l'entraîneur Pascal Peyrat. Maintenant, pour le Périgord, c'est regrettable qu'on soit les seuls..."

Pour le coup, le 8e de finale de championnat de France aura un petit goût de Périgord-Agenais. Car, sur leur route, les Périgourdins vont retrouver une équipe de Villeneuve-sur-Lot qui les a battus deux fois en phase régulière. "C'était certainement la meilleur équipe de la poule, très complète... Leur force, elle est principalement devant, où ils sont physiques, efficaces dans les zones de rucks et bons en touche. Et derrière, ils ont deux individualités qui vont vite..."

Bref, Vergt part en outsider, sans aucune pression. "On ne nous attendait pas là, souligne l'entraîneur. On a raté notre objectif de montée dans les phases finales du PA. Maintenant, on se fait plaisir. Dommage de retrouver Villeneuve, car cela ne fait pas trop championnat de France."